Dr André LACROIX
Cannes

L’éducation sensorielle que l’on enseigne dans certaines écoles fait partie de la formation du consommateur. Un bon élève trouvera un réel plaisir en goûtant le produit qui a été élaboré avec une technicité très pointue par un bon vigneron.
Mais le vin n’a pas seulement les qualités qui flattent nos sensations visuelles, olfactives et gustatives. Depuis des siècles, depuis Hippocrate on sait qu’il apporte des bienfaits pour le corps en complément du plaisir plus ou moins fugace qui découle d’une dégustation lente, raisonnée, en analysant les arômes.
A ce propos, je me souviens d’un dîner à Cavaillon. Il y a quelques années les différents clubs service de la ville avaient organisé un programme de présentation-dégustation d’excellents vins des Côtes du Rhône. L’œnologue qui commentait avec compétence pour les 140 convives les différentes bouteilles servies au repas termine sa prestation en évoquant l’exposé qui allait suivre et dont j’étais chargé. Il déclare que l’on ne boit du vin que pour son plaisir et qu’en dehors de l’appréciation par le nez et la bouche, il n’y a plus rien à en attendre après son passage dans I’œsophage !!!
Cette opinion venait à point pour me permettre d’introduire mon propos. Je fais remarquer à ce sympathique orateur que comme lui, je prends un grand plaisir à déguster de façon gourmande un vin de qualité. Il réjouit mes sens pendant quelques dizaines de secondes (des caudalies), il aide mon estomac à mieux digérer en raison d’un ph très voisin de celui du suc gastrique et parce qu’il excite ses contractions (péristaltisme).
Plus tard dans mon intestin, il me protège des agents infectieux qui pourraient être absorbés avec les aliments. Enfin en apportant des agents antiagrégeants et antioxydants dans mon organisme, il protège mes artères et diminue les risques et la gravité des accidents vasculaires, il diminue les possibilités de la maladie d’Alzheimer.

 


Les pouvoirs bénéfiques du vin vont durer des années après son absorption en relayant les délices fugaces qui disparaissent lorsque le verre est vide. La bonne humeur qui est instillée au cours d’un repas convivial avec ses proches, ses amis réjouit les cœurs, éloigne le stress. La joie de vivre permet de rester jeune, elle allonge la durée de vie.
Au fil des années, des travaux menés par des biologistes, des médecins, des pharmaciens, des statisticiens apportent de nouvelles découvertes et constatations concernant les bienfaits du vin lorsqu’il est bu avec modération. Les principaux organes du corps humain font l’objet de ces recherches. L’appareil circulatoire est le plus grand bénéficiaire, mais l’appareil digestif et le système nerveux méritent une accentuation des expériences destinées à mettre en évidence I’intérêt du vin à table par rapport à d’autres boissons.

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"