L’éducation
sensorielle que l’on enseigne dans certaines
écoles fait partie de la formation du consommateur.
Un bon élève trouvera un réel
plaisir en goûtant le produit qui a été
élaboré avec une technicité
très pointue par un bon vigneron.
Mais le vin n’a pas seulement les qualités
qui flattent nos sensations visuelles, olfactives
et gustatives. Depuis des siècles, depuis
Hippocrate on sait qu’il apporte des bienfaits
pour le corps en complément du plaisir plus
ou moins fugace qui découle d’une dégustation
lente, raisonnée, en analysant les arômes.
A ce propos, je me souviens d’un dîner
à Cavaillon. Il y a quelques années
les différents clubs service de la ville
avaient organisé un programme de présentation-dégustation
d’excellents vins des Côtes du Rhône.
L’œnologue qui commentait avec compétence
pour les 140 convives les différentes bouteilles
servies au repas termine sa prestation en évoquant
l’exposé qui allait suivre et dont
j’étais chargé. Il déclare
que l’on ne boit du vin que pour son plaisir
et qu’en dehors de l’appréciation
par le nez et la bouche, il n’y a plus rien
à en attendre après son passage dans
I’œsophage !!!
Cette opinion venait à point pour me permettre
d’introduire mon propos. Je fais remarquer
à ce sympathique orateur que comme lui, je
prends un grand plaisir à déguster
de façon gourmande un vin de qualité.
Il réjouit mes sens pendant quelques dizaines
de secondes (des caudalies), il aide mon estomac
à mieux digérer en raison d’un
ph très voisin de celui du suc gastrique
et parce qu’il excite ses contractions (péristaltisme).
Plus tard dans mon intestin, il me protège
des agents infectieux qui pourraient être
absorbés avec les aliments. Enfin en apportant
des agents antiagrégeants et antioxydants
dans mon organisme, il protège mes artères
et diminue les risques et la gravité des
accidents vasculaires, il diminue les possibilités
de la maladie d’Alzheimer. |

Les pouvoirs bénéfiques du vin vont
durer des années après son absorption
en relayant les délices fugaces qui disparaissent
lorsque le verre est vide. La bonne humeur qui est
instillée au cours d’un repas convivial
avec ses proches, ses amis réjouit les cœurs,
éloigne le stress. La joie de vivre permet
de rester jeune, elle allonge la durée de
vie.
Au fil des années, des travaux menés
par des biologistes, des médecins, des pharmaciens,
des statisticiens apportent de nouvelles découvertes
et constatations concernant les bienfaits du vin
lorsqu’il est bu avec modération. Les
principaux organes du corps humain font l’objet
de ces recherches. L’appareil circulatoire
est le plus grand bénéficiaire, mais
l’appareil digestif et le système nerveux
méritent une accentuation des expériences
destinées à mettre en évidence
I’intérêt du vin à table
par rapport à d’autres boissons.
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