Le
Cercle culturel des Communautés européennes
rassemble divers clubs, proposant à leurs
membres des activités le plus souvent dans
le domaine des arts comme le théâtre,
la peinture, le cinéma… Fort de près
de 300 adhérents, le Club des amateurs du
vin des Communautés européennes défend
haut et fort son appartenance à ce cercle.
En effet, le vin, avec sans doute faut-il aussi
l’admettre, la bière, fait partie intégrante
de l’histoire de l’humanité,
et en particulier de celle de l’Europe. Symbole
à travers les âges de l’hospitalité,
de la convivialité, il y est fait référence
dans les plus belles pages de notre histoire et
de notre littérature.

A l’heure du prochain grand
élargissement de l’Union, le vin peut
constituer sans nul doute une des références
communes des pays qui vont la composer.
Le Club, situé à Luxembourg, fondé
en 1987, n’est pas réservé aux
différentes institutions, et compte dans
ses rangs nombre de non fonctionnaires représentants
différentes professions. Sa vocation première
est de défendre les vins européens,
mais sans sectarisme ou chauvinisme. Un seul mot
d’ordre pour sélectionner les vignerons
qui viennent des quatre coins de l’Europe
présenter leur production: authenticité
et défense du terroir. Important également
d’éviter les comparaisons excessives
et parfois primaires entre les régions :
on peut faire de magnifiques vins presque partout.
Il faut toutefois ne pas tomber dans le piège
de la mode et de l’uniformité que tentent
d’imposer certains producteurs du nouveau
monde. Les atouts des vignerons européens,
et les meilleurs l’ont bien compris, se situent
au niveau des terroirs et de la tradition. Il s’agit
pour chacun de garder sa personnalité : quoi
de plus ennuyeux que de boire des vins qui se ressembleraient
tous, fussent-ils bons ? |
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Pourtant,
certaines régions européennes ont
déjà été tentées
par la “copie”, en délaissant
les cépages locaux au profit de quelques
uns plus connus mondialement. L’exemple de
la Toscane en Italie, qui est à ce titre
assez frappant, pourrait s’appliquer avec
quelques variantes à d’autres régions
et pays producteurs. En privilégiant la plantation
du merlot et du cabernet sauvignon, des vignerons,
parmi les plus connus, ont proposé des vins
au style bordelais, appelés un peu pompeusement
les “super-toscans”. Loin de moi l’idée
de prétendre que ces vins ne puissent retenir
l’intérêt, et quelques amateurs
ont certainement connu de véritables et sincères
émotions en les dégustant. Pourtant,
et, dirais-je, à titre personnel, heureusement,
la tendance s’inverse. De jeunes vignerons
de la région ont parfaitement compris l’immense
potentiel du cépage local, le sangiovese,
et ont décidé d’y consacrer
tous leurs efforts, pour en faire des “grands
vins” du niveau des grands crus bordelais,
mais sans obligatoirement leur ressembler. C’est
cette voie que le Club de Luxembourg souhaite défendre,
et les vignerons qui y sont reçus en sont
tous des partisans. Le club est très privilégié,
car il a déjà eu l’honneur de
recevoir les plus grands noms du monde viticole.
Il est fortement aidé en cela par deux éléments.
Tout d’abord, il bénéficie pour
ses contacts auprès des vignerons de la collaboration
de Nico Waldbillig, un luxembourgeois, responsable
de l’approvisionnement en vins à la
Centrale d’achat du Parlement européen,
mais avant tout reconnu comme un grand professionnel
et “introduit” après des producteurs
les plus réputés, et souvent, il faut
l’avouer, difficiles d’accès
pour le commun des mortels.
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