Mais ce n’est pas la seule raison qui motive
des femmes et des hommes, qui n’ont la plupart
du temps pas de vin “à placer”,
à se rendre au Luxembourg. Ce qui les attire,
c’est également le caractère
cosmopolite du club. En une seule soirée,
ils vont pouvoir présenter leur production
à un parterre de quinze nationalités,
et en discuter avec des représentants de
chacune d’entre elles. Cela, ils ne peuvent
le faire nulle part ailleurs, même pas au
cours des invitations les plus prestigieuses qui
leur sont proposées à travers le monde.
Pour en avoir discuté avec quelques uns d’entre
eux, ce qui les frappe avant tout après leur
tour de table, c’est que si le goût
n’apparaît pas, et heureusement universel,
le “bon goût” semble, par contre,
très bien partagé entre les différents
membres du club, toutes nationalités confondues.
Bien sûr, il y a des traditions, des habitudes
de consommation différentes, mais dans ce
club des communautés européennes,
on se retrouve vite unanimes sur la classification
des vins entre “les bons et les moins bons”.
On y apprend aussi très vite, au fil des
dégustations, à démystifier
certaines idées reçues sur les grandes
régions viticoles de l’Europe, et à
apprécier l’étendue et la richesse
de la palette de vins qu’elles proposent,
avec leur personnalité et leur caractère
propres, influencés certes par la modernité,
mais heureusement pour ceux que nous défendons,
transpirant tradition et terroir, et donc aussi
un peu d’histoire et de culture.
|
|
Oui, les vins européens méritent d’être
soutenus non seulement pour leur qualité,
mais aussi pour leur diversité. Ce faisant,
ils pourront sans nul doute constituer un agréable
“trait d’union” culturel entre
les différents pays de l’Union, et
un témoignage d’un certain “art
de vivre”, qu’il faut défendre
si nous voulons conserver notre identité.
Le club que j’ai le plaisir de présider
essaye modestement d’y contribuer.

|