Michel HERVE

Mais ce n’est pas la seule raison qui motive des femmes et des hommes, qui n’ont la plupart du temps pas de vin “à placer”, à se rendre au Luxembourg. Ce qui les attire, c’est également le caractère cosmopolite du club. En une seule soirée, ils vont pouvoir présenter leur production à un parterre de quinze nationalités, et en discuter avec des représentants de chacune d’entre elles. Cela, ils ne peuvent le faire nulle part ailleurs, même pas au cours des invitations les plus prestigieuses qui leur sont proposées à travers le monde. Pour en avoir discuté avec quelques uns d’entre eux, ce qui les frappe avant tout après leur tour de table, c’est que si le goût n’apparaît pas, et heureusement universel, le “bon goût” semble, par contre, très bien partagé entre les différents membres du club, toutes nationalités confondues. Bien sûr, il y a des traditions, des habitudes de consommation différentes, mais dans ce club des communautés européennes, on se retrouve vite unanimes sur la classification des vins entre “les bons et les moins bons”.
On y apprend aussi très vite, au fil des dégustations, à démystifier certaines idées reçues sur les grandes régions viticoles de l’Europe, et à apprécier l’étendue et la richesse de la palette de vins qu’elles proposent, avec leur personnalité et leur caractère propres, influencés certes par la modernité, mais heureusement pour ceux que nous défendons, transpirant tradition et terroir, et donc aussi un peu d’histoire et de culture.

 

Oui, les vins européens méritent d’être soutenus non seulement pour leur qualité, mais aussi pour leur diversité. Ce faisant, ils pourront sans nul doute constituer un agréable “trait d’union” culturel entre les différents pays de l’Union, et un témoignage d’un certain “art de vivre”, qu’il faut défendre si nous voulons conserver notre identité. Le club que j’ai le plaisir de présider essaye modestement d’y contribuer.

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"