Pr. Jacques Pillot
Professeur honoraire
à l'institut Pasteur et à la faculté de médecine de l'université de Paris-Sud
Autres effets bénéfiques possibles
 Introduction
 Les études épidémiologiques
et leurs résultats
 Les risques de
confusion dans l'interprétation épidémiologique
des résultats
 Les récentes études encore discordantes...
 Autres effets
bénéfiques possibles
 Conclusions
 Bibliographie
Il est hors de propos de mentionner toutes les vertus que des publications souvent peu documentées ont attribuées à une consommation modérée d’ alcool et a fortiori de vin.
Une étude américaine (18) conduite à New-York sur une population multi-ethnique a montré que les accidents vasculaires, cérébraux cette fois, s’avéraient moins fréquents chez les buveurs modérés d’alcool, avec un optimum équivalent à deux verres de vin par jour, et ceci quels que soient l’âge et le sexe. Par contre, au-delà de cinq prises par jour, les risques d’accidents cérébraux augmentaient très nettement.
Mérite aussi de retenir l’attention, une étude épidémiologique française qui suggère qu’une consommation modérée de vin chez les personnes âgées pourrait être associée à une diminution de la survenue d’une démence ou d’une maladie d’Alzheimer (12). Par ailleurs, bien que les propriétés bactéricides du vin observées in vitro n’aient aucune raison d’être transposables in vivo,
 

une étude danoise vient de montrer que la prévalence des anticorps anti-Helicobacter pylori (agent de l’ulcère de l’estomac) apparaît plus faible chez les sujets qui consomment modérément du vin ; il n’en serait pas de même pour les buveurs de bière ou de spiritueux (16). Les conclusions de ces études restent à confirmer. La relation entre consommation de boissons alcoolisées et cancer a donné lieu à des études épidémiologiques souvent contradictoires. Il ne fait pas de doute que la consommation d’ alcool en excès favorise le développement des cancers au niveau des voies digestives supérieures (langue, oesophage...). Le vin contient toutefois une phyto-alexine, le resveratrol, polyphénol non flavonoïde, d’abord identifié dans une légumineuse du Pérou, qui présente une activité chimiopréventive dans des essais in vitro impliquant trois étapes majeures du processus oncogène (8). Cette molécule est actuellement l’objet de recherches pour identifier d’éventuelles propriétés préventives chez l’ homme, du fait de sa présence dans l’alimentation.

 

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"