• Un guide alimentaire
du PNNS destiné à la population générale
("la Santé vient en Mangeant : le Guide
Alimentaire pour Tous", INPES, 2002) a été
conçu pour traduire les objectifs de santé
publique en recommandations compréhensibles
pour le con-sommateur (Encadré 2). L’esprit
est de ne pas contraindre les lecteurs à des
comportements normalisés et restrictifs, ni
à interdire certains aliments. Au contraire,
il offre l’opportunité d’améliorer
facilement le comportement alimentaire de tous, en
maintenant les notions essentielles du plaisir et
de la convivialité de l’alimentation.
Résolument pragmatique, jouant sur l’identification
des lecteurs à différents portraits
de consommateurs ou chacun peut se reconnaître,
il présente, sous une forme vivante et bien
illustrée, des moyens pratiques, des conseils
et des “trucs”, qui permettent à
chacun, quels que soient l’âge, le sexe,
le mode de vie ou les habitudes alimentaires actuelles,
de promouvoir les facteurs de protection liés
à la nutrition et ainsi espérer avoir
un impact sur la qualité de la santé
! Pour chaque portrait, les recommandations sont identiques,
mais leur mise en pratique est adaptée à
chaque situation. Le Guide Alimentaire pour Tous est
accompagné d’une édition spéciale
pour les professionnels de santé. Des versions
déclinées pour des populations spécifiques
(enfants, adolescents, femmes enceintes, sujets âgés,...)
fourniront des informations et les moyens pratiques
pour atteindre les objectifs nutritionnels du PNNS.
• La création d’un site Internet
et le soutien de réseaux de proxi-mité
permettent de démultiplier et d’adapter
ces actions d’information au niveau national
et local. • Des campagnes de communication,
marquées du logo PNNS sont prévues tout
au long de la durée du PNNS (promotion des
fruits et légumes, activité physique,...).
• Diverses mesures visent à éduquer
le jeune consommateur et à créer un
environnement favorable à une consommation
alimentaire allant dans le sens des objectifs du PNNS.
Parmi ces mesures, on retrouve la publication de la
circulaire relative à la composition et à
la sécurité des repas servis en restauration
scolaire (signée en juin 2001 par les ministres
de l’Education Nationale, de l’Agriculture,
de la Consommation et de la Santé), l’intégration
de la dimension nutrition dans les programmes scolaires,
le développement d’outils pédagogiques
adaptés (CD–Rom), la mise en place de
l’analyse et l’authentification de la
conformité au PNNS du matériel pédagogique
produit par les firmes alimentaires et destiné
au milieu scolaire, la mise en place de fontaines
d’eau fraîche dans les établissements,
l’incitation aux débats au sein des conseils
d’établissement sur la pertinence de
l’implantation de distributeurs de boissons
ou de produits de grignotage,...
2. Prévenir, dépister et prendre en
charge les troubles nutritionnels dans le système
de soins, • Au sein des établissements
de soins, une véritable place sera donnée
à l’alimentation. L’accès
à la consultation de nutrition, tant à
l’hôpital qu’en ville sera facilitée.
Afin d’atteindre ces objectifs, il a été
prévu la création de postes de diététiciens
et de praticiens hospitaliers, au sein des établissements
de soins afin que ces professionnels bien formés
exercent leur activité tant dans le cadre des
consultations externes que dans la prise en charge
des patients hospitalisés. • Des
moyens ont été développés
afin de stimuler l’évaluation systématique
de l’état nutritionnel des consultants
par le personnel de santé, que ce soit dans
le domaine de la prévention (dépistage
précoce) ou dans celui de la prise en charge
des problèmes nutritionnels : disques d’évaluation
nutritionnelle adaptés aux adultes et aux enfants,
basés sur la mesure de l’indice de masse
corporelle (IMC), destinés aux médecins
et diététiciens (accompagnés
d’une information adaptée). •
Il a été prévu de diffuser des
recommandations pour la pratique clinique élaborées
par l’ANAES dans les domaines de la nutrition
des femmes enceintes, des sujets âgés
à domicile, de l’évaluation de
l’état nutritionnel des patients, du
diagnostic et de la prise en charge de la dénutrition
à l’hôpital et sur les allergies
alimentaires. • Une information des professionnels
relais sur les rôles des facteurs nutritionnels
impliqués dans le déterminisme et la
prévention des maladies chroniques est assurée
au travers de synthèses actualisées.
Ces synthèses sont réalisées
selon les normes de qualité de l’expertise.
• Les fonctions et les métiers de la
nutrition font l’objet d’une réflexion
en profondeur (avec le soutien du Collège des
Enseignants en Nutrition et des sociétés
savantes de nutrition et de diététique)
afin d’aboutir à
l’adaptation des formations de l’ensemble
des professionnels de santé aux enjeux actuels.
3. Impliquer les industriels de
l’agro-alimentaire et la restauration collective
ainsi que les consommateurs, • Un objectif
majeur de ce programme est de faciliter l’analyse
par le consommateur des informations promotionnelles
mentionnant la valeur santé de produits et
services alimentaires, et notamment de la conformité
de ces informations aux objectifs du PNNS. A cette
fin, les conditions de la valorisation de cette conformité
par un identifiant (sur demande des acteurs économiques
intéressés) ont été définies
avec les représentants des acteurs concernés
(filières alimentaires, consommateurs et administration). |
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• Un renforcement de la
formation des professionnels de l’agro-alimentaire
et des filières alimentaires dans le
champ de la nutrition, notamment dans les domaines
de la nutrition de santé publique, est
prévu. Ceci passe par une réflexion
sur les besoins des acteurs économiques
et par l’adaptation des cursus et programmes
de formation (initiale et continue) aux nouveaux
besoins identifiés. • Une réflexion
sur l’offre alimentaire est prévue
avec les professionnels (telle la réduction
de la teneur en sel dans certains aliments :
pain, fromages, charcuteries, plats cuisinés,…).
4. Mettre en place des systèmes de surveillance
alimentaire et nutritionnelle de la population,
•L’Unité de Surveillance
et d’Epidémiologie Nutritionnelle
(USEN) créée à l’InVS
en collaboration avec l’ISTNA (Conserva-toire
National des Arts et Métiers) a été
mise en place pour évaluer l’impact
dans le temps des me-sures et actions mises
en place dans le cadre du PNNS en surveillant
l’état nutritionnel de la population
française, la consommation alimentaire
et les atti-tudes et comportements. L’étude
INCA2/ENNS sera développée régulièrement,
sur un échantillon représentatif
de la population française de 6 000 sujets
(étude coordonnée par l’USEN-InVS
et l’AFSSA). • La mise à
jour de tables de composition des aliments,
coordonnée par l’AFSSA, doit permettre
de disposer d’outils fiables pour la surveillance
des apports nutritionnels.
5. Développer la recherche en nutrition
humaine (épidémiologique, comportementale
et clinique), • Sous l’égide
du ministère de la Recherche, le Réseau
Alimen-tation Référence Europe
(RARE), et notamment l’action NUTRIALIS,
favorise, dans le cadre de partenariat avec
les industriels de l’agro-alimentaire,
l’étude des comportements alimentaires
et de la prévention nutritionnelle des
grandes pathologies de santé publique
(cancer, maladies cardiovasculaires, obésité).
• De la même façon, est stimulé
le développement de la recherche sur
la nutrition en santé publique au titre
des actions de recherche clinique menées
par les centres hospitaliers et par la participation
active de l’INSERM et de l’INRA.
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| Les objectifs nutritionnels
prioritaires du PNNS 1 - Objectifs
portant sur des modifications de la consommation
alimentaire
- augmentation de la consommation de fruits
et légumes : réduction du nombre
de petits consommateurs de fruits et légumes
d'au moins 25 %,
- augmentation de la consommation de calcium
afin de réduire de 25 % la population
des sujets ayant des apports calciques en
dessous des Apports Nutritionnels Conseillés,
associée à une réduction
de 25 % de la prévalence des déficiences
en vitamine D,
- réduction de la moyenne des apports
lipidiques totaux à moins de 35 % des
apports énergétiques journaliers,
avec une réduction d'un quart de la
consommation des acides gras saturés
au niveau de la moyenne de la population (moins
de 35 % des apports totaux de graisses),
- augmentation de la consommation de glucides
afin qu’ils contribuent à plus
de 50 % des apports énergétiques
journaliers, en favorisant la consommation
des aliments sources d’amidon, en réduisant
de 25 % la consommation actuelle de sucres
simples, et en augmentant de 50 % la consommation
de fibres,
- réduction de la consommation d'alcool
qui ne devrait pas dépasser 20 g d’alcool
chez ceux qui consomment des boissons alcoolisées.
Cet objectif vise la population générale
et se situe dans le contexte nutritionnel
(contribution excessive à l'apport
énergétique) ; il n'est pas
orienté sur la population des sujets
présentant un problème d'alcoolisme
chronique, redevable d'une prise en charge
spécifique.
2 - Objectifs portant sur des modifications
des marqueurs de l’état nutritionnel
- réduction de 5 % de la cholestérolémie
moyenne dans la population des adultes,
- une réduction de 10 mm de Hg de la
pression artérielle systolique chez
les adultes,
- une réduction de 20 % de la prévalence
du surpoids et de l'obésité
(IMC > 25 kg/m3) chez les adultes et une
interruption de l’augmentation particulièrement
élevée au cours des dernières
années de la prévalence de l’obésité
chez les enfants
3 - Objectifs portant sur la modification
de l'hygiène de vie en relation avec
l'alimentation
- augmentation de l'activité physique
dans les activités de la vie quotidienne
par une amélioration de 25 % du pourcentage
des sujets faisant, par jour, l’équivalent
d'au moins 1/2h de marche rapide (monter escalier
à pied, faire les courses à
pied).
La sédentarité étant
un facteur de risque de maladies chroniques,
doit être combattue chez l’enfant. |
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