Dr Bernard ACQUIER
Président de l’UMEBE. Union Médicale Européenne Bio Energie
Nicolas JOLY
Vigneron/ Écrivain (Val-de-Loire)
Vin et société
Le vin fait partie de la vie des hommes depuis plus de 2000 ans. Si ce breuvage porteur de joie et de spiritualité a survécu au temps, s’il nous accompagne dans beaucoup de circonstances, c’est que nous lui reconnaissons quelques vertus.
Le vin et la santé
Le vin, produit élaboré à partir de raisin, contient : de l’eau, des sels minéraux (potassium, calcium, magnésium, silicium, manganèse), des vitamines du groupe B.
Si nous voulons que ce breuvage soit quotidien et conseillé comme important pour la santé, il est indispensable qu’il soit le plus naturel possible et qu’il ne présente pas d’éléments toxiques pour la santé.

Quel rôle peut-il avoir dans le maintien de notre santé ?
En dehors des sels minéraux et des vitamines, le vin contient la plus forte concentration en polyphénols (antioxydants) indispensables pour notre organisme. La qualité du cépage n’est pas importante, ce qui importe c’est le taux de polyphénols et la vinification. C’est dans les vins rouges qu’ils sont le plus présents et les vins jeunes (moins de 5 ans).
En effet, les polyphénols sont utilisés par le vin lui même au cours de son oxydation (vieillissement). Ils retardent la madérisation et maintiennent les arômes. Les polyphénols se polymérisent dans le temps, leur effet sur la santé est moindre. L’élevage a aussi un rôle ; les vins élevés en barrique ont plus de polyphénols. Les vins rouges contiennent de 3000 à 5000 mg/l alors que les vins blancs n’en ont que 10 fois moins.
Remarques sur l’utilisation des produits chimiques des traitements des vignes :
Ces produits chimiques empêchent la vigne de se défendre elle-même. Ils arrivent à la plante et au sol et se retrouvent en partie dans le vin de consommation.
La cellule humaine métabolise mal le chimique, cela favorise l’encrassement cellulaire et provoque le dysfonctionnement avec des conséquences graves pour la santé.
Les polyphénols ont un rôle de puissant antioxydant et participent activement à la diminution du “STRESS OXYDATIF” par une diminution des radicaux libres ; les polyphénols sont 25 fois plus actifs que les vitamines E et C dans cette destruction.
Rôle primordial dans les maladies
cardiovasculaires :

Consommé en quantité raisonnable, le vin par ses antioxydants protège des maladies cardiovasculaires. Selon plusieurs enquêtes épidémiologiques, il diminuerait de 40 % les risques d’infarctus du myocarde et de 25 % les risques de thrombose vasculo-cérébrale, ceci dû à la combinaison de plusieurs facteurs bénéfiques sur l’activité plaquettaire en diminuant son agrégabilité, la coagulation et l’athérosclérose.
L’alimentation comportant du vin, des légumes et des fruits apportant journalièrement des antioxydants évite l’oxydation des acides gras insaturés des LDL ; si cette oxydation a lieu, la lésion athéromateuse s’installe et provoquera ultérieurement l’infarctus.
Les Professeurs Teissedre, Cabanes et Moutonnet ont montré que l’usage modéré du vin rouge enrichit le sang en catechine à un taux qui permet d’inhiber à 80 % l’oxydation des LDL pendant 24 heures.
Le vin participe aussi à la régulation de l’hypertension. Les anthocyanates et les oligomères des tanins condensés sont les composés les plus actifs sur la vasorelaxation des vaisseaux précontractés.
Les polyphénols diminuent l’agrégation des polynucléaires entre eux et réduisent l’adhérence des polynucléaires aux plaquettes sanguines, ce qui se traduit par une inhibition de la stimulation des plaquettes sanguines, donc une diminution de la coagulation sanguine.

  Le vin et les métaux lourds :
Une partie du plomb présent dans le vin n’est pas absorbée par l’organisme, ce qui réduit la toxicité du vin (composés peptidiques : RG II présents dans le vin).

Le vin et la nervosité ou l’insomnie :
Le vin a une action anti-stress qui permet une relaxation musculaire et veineuse favorable à l’insomniaque et pouvant lui éviter l’usage de médicament.

Le vin et la vision :
Cas de dégénérescence maculaire : 30 % des gens de plus de 75 ans en sont atteints. Il n’y a pas de traitement spécifique et la prévention est très importante.
C’est une affection multi-factorielle : troubles circulatoires, prédisposition génétique, maladie inflammatoire.
La femme est 2 fois plus atteinte que l’homme, les yeux clairs sont plus vulnérables et les fumeurs plus exposés.
Le stress oxydatif est important, la forte exposition au soleil présente une toxicité (lumière bleue et ultraviolets) et augmente la production de radicaux libres.
Les cellules photoréceptrices sont riches en acides gras polyinsaturés et donc très vulnérables aux attaques oxydatives.
La rétine est très vascularisée et donc très fragile.
Les nutriments antioxydants que sont le vin et les bêta-carotènes ainsi que d’autres légumes et fruits protègent les yeux des dommages provoqués par les radicaux libres.
Pour renforcer la densité du pigment maculaire une nutrition à base de maïs est utile (7 % de luthéine) ainsi que d’épinards et de choux (xeaxanthine).

Le vin et les maladies dégénératives :

La maladie de Parkinson : les antioxydants présents dans le vin (et le thé) ont un rôle de ralentisseur dans l’évolution de la maladie.

La maladie d’Alzheimer : son installation et son évolution sont retardées par une consommation modérée de vin. Même constatation dans les démences séniles.

Le cancer : selon l’étude EPIC (European Prospective Investigation of Cancer and nutrition), il est démontré une relation entre alimentation et cancer. Les populations qui consomment des fruits, légumes, du poisson, du vin et peu de viandes ont moins tendance à développer un cancer (il faut enlever des statistiques les fumeurs et familles prédisposées génétiquement).
C’est le vin contenant du resvératrol qui possède une action spécifique évitant la multiplication des cellules cancéreuses (étude in vitro).
Un dérivé du resvératrol, le transresvératrol très actif in vitro , inhibe l’enzyme carloxygénase2 responsable de l’inflammation.
Les autres dérivés du resvératrol sont : curesvératrol, picéide (resvératrol + glucose), astringène (qui peut atteindre 35 mg/l dans certains vins rouges). Les jeunes vignes de cépage syrah peuvent en contenir jusqu’à 80 mg/l. La quécitine et la catéchine présentes dans le vin et le thé vert sont également actives.
La vitamine C est aussi très importante.
L’étude Suvimax 2002 précise que la consommation de fruits et légumes diminue le risque de cancer.
 
 

 

 

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L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

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