Santé
et alimentation
Pour bien comprendre la liaison qu’il y a
entre l’alimentation et la santé, il
faut préciser le fonctionnement général
de l’organisme et donner à l’alimentation
la place prépondérante qu’elle
a. Mais l’alimentation n’est pas la
seule à favoriser l’état de
bonne santé, elle fait partie d’un
ensemble de paramètres.
Nous nous maintenons en vie par notre respiration,
notre alimentation, notre hygiène de vie,
notre activité physique et intellectuelle,
notre équilibre psycho-affectif. Il est bien
évident que tous ces paramètres ne
sont pas toujours réunis. La qualité
de vie et la durée de vie ne sont pas égales
pour tous ; notre génétique a une
influence certaine sur nos pathologies présentes
ou à venir. Cependant, il est communément
admis que le mode alimen-taire et comportemental
a une grande influence sur l’état de
notre santé et notre longévité
potentielle.
Il est reconnu que pour être en parfaite santé
et pouvoir espérer avoir une longévité
satisfaisante tout en préservant nos facultés
mentale et motrice, il faut avoir un fonctionnement
cellulaire permettant de lutter contre les radicaux
libres produits par notre organisme ou résultant
de notre alimentation.
Les processus de respiration et
d’alimentation sont étroitement liés.
L’oxygène que nous respirons permet
la transformation du sang veineux porteur de déchets
en sang artériel riche en oxygène
qui s’effectue au travers des alvéoles
pulmonaires dans le processus respiratoire. Le sang
artériel rouge chargé en hémoglobine
va irriguer tous les organes et apporter l’oxygène
nécessaire au fonctionnement de leurs cellules
spécifiques.
L’oxygène que nous respirons permet
aussi de métaboliser les aliments que nous
mangeons et fournit l‘énergie nécessaire
à notre corps pour assurer son activité.
Du fait même de leur fonctionnement, les cellules
produisent des déchets dérivés
de l’oxygène ; ce sont les radicaux
libres.
D’où viennent ces radicaux
libres ?
Une partie provient du fonctionnement de nos cellules.
L’autre partie la plus importante est d’origine
extérieure :
• liée à l’alimentation
: les aliments contenant des pesticides et des détergents,
l’eau (présence de nitrates, sels d’aluminium,
hydrocarbures, métaux lourds), le mode de
cuisson qui peut générer des acides
aminés pyrolisés, des acides gras
oxydés,
• liée à l’environnement
: ultraviolets A et B, rayons X, ozone, oxyde de
carbone, solvants, fumeur de cigarettes.
Quels avantages pour l’organisme ?
Ils sont très utiles puisqu’ils font
partie des moyens de lutte contre les agressions
microbiennes (bactéries-virus). Cependant,
leur nombre doit rester limité dans l’organisme
qui lui-même détruit les excédents
lorsqu’ils sont peu importants.
Quels dangers présentent-ils pour
l’organisme ?
Les radicaux libres résultant des déchets
dérivés de l’oxygène
possèdent des valences libres qui ont des
capteurs d’électrons, on peut parler
de “STRESS OXYDATIF”.
Normalement, il y a un équilibre constant
entre les deux familles chimiques que sont les radicaux
libres et les antioxydants. Ceux-ci éliminent
en permanence les radicaux libres en excès
par l’intermédiaire de notre propre
système de dé-fense protégeant
nos cellules. |
|
Le
STRESS OXYDATIF, radicaux libres en excès,
produit un déséquilibre de fonctionnement
cellulaire qui participe au développement des
maladies comme les maladies cardio-vasculaires, le
cancer, les maladies dégénératives
(arthrose, Alzheimer), la cataracte. Le processus
d’oxydation se met à dégrader
les parois des cellules, les protéines de l’ADN,
ce qui accélère le processus de vieillissement.
Il faut donc procéder à la destruction
des radicaux libres excédentaires, c’est
le rôle des antioxydants.
Définition des antioxydants :
Ce sont des molécules qui nous protègent
des réactions d’oxydation accélérant
notre vieillissement.
Il existe différents types d’antioxydants.
Notre corps en produit lui-même, ce sont les
antioxydants internes, le SOD (superoxyde dismutase),
la catalase, le GPO (gluthation peroxydase). Ces systèmes
enzymatiques, pour être parfaitement actifs,
ont besoin de la présence de cofacteurs externes
que sont : Cu (cuivre), Mn (manganèse), Mg
(magnésium), Zu (zinc), Se (sélénium).
Mais aussi certaines vitamines : E.C.A. (bêta-carotène
provitamine A) et d’autres micro-nutriments
d’origine végétale comme les polyphénols
(nous y reviendrons avec l’étude détaillée
du vin). Les antioxydants externes
naturels : La vitamine C :
Si à l’époque, la vitamine C était
réputée pour lutter contre le scorbut,
aujourd’hui, on lui accorde un rôle prépondérant
dans la destruction des radicaux libres, c’est
un antioxydant puissant. Il est indispensable à
l’alimentation car le corps humain ne peut synthétiser
la vitamine C, il lui faut donc la trouver dans l’alimentation.
Il y a, d’autre part, parfaite complémentarité
entre le vin et la vitamine C. En effet, le vin est
l’aliment qui contient le plus de polyphénols
(puissant antioxydant) et qui fait partie d’une
alimentation quotidienne (voir étude EPIC).
La vitamine E :
(Alpha tocophérol) Elle est le principal antioxydant
membranaire. Elle induit une augmentation de l’acti-vité
antioxydante du plasma sanguin. La vitamine
A :
(Bêta-carotène provitamine A) Elle est
un protecteur des noyaux cellulaires. Le
zinc :
Il entre dans la constitution de la superoxyde dysmutase
SOD produite par l’organisme humain pour s’auto-défendre.
Le sélénium :
Il entre dans la constitution de la gluthatione peroxydase
composant la GPP produite par l’organisme humain
pour s’auto-défendre. Les polyphénols
: il y a 4 familles de composants phénoliques
: les acides phénolés, les flavones
ou flavanoïdes, les anthocyanes, les tanins.
Les polyphénols sont présents dans les
légumes et certains fruits : laitues, oignons,
endives, poireaux, pamplemousses, oranges. Ils sont
également présents dans le thé
qui contient des flavanoïdes (surtout le thé
noir), dans le chocolat noir par sa forte teneur en
cacao (75 à 85 %) et dans l’huile d’olive. |