Une récente
étude américaine a montré que
l’activité du resvératrol ne saurait
être due uniquement aux propriétés
antioxydantes fort connues mais à la promotion
de facteurs de longévité de la famille
des sirtuines qui, par activation de gènes
spécifiques, augmentent la survie des levures
de 70%(6).
Des mécanismes analogues à ceux identifiés
dans les levures pourraient être activés
chez d’autres espèces en conditions ambiantes
difficiles, par exemple lors d’état de
restriction calorique ou de stress hydrique. Par ailleurs,
de tels résultats semblent aller à l’encontre
des dernières études épidémiologiques
indiquant comme un régime pauvre en

calorie peut augmenter l’espérance de
vie chez l’homme(7).
L’évidence expérimentale de l’interaction
du RS avec les éléments constituant
du système immunologique ne fait que s’étayer
: les lymphocytes du sang prélevé de
personnes saines semblent acquérir une remarquable
capacité anti-oxydante in vitro s’ils
se trouvent préalablement exposés au
resvératrol en concentration physiologique
(20 µM), ce qui correspond au quantitatif requis
par l’organisme (1-3 mg), d’ailleurs assuré
par l’ingestion journalière modérée
de vin rouge (2-3 verres)(8) .
Le resvératrol du vin contraste l’action
néfaste des radicaux libres et des groupes
oxygénés engendrés par des oxydants
puissants, tels que le 2-déoxy-D-ribose ou
le radical libre 1,1-diphenyl-2-picryl-hydrazyl (DPPH).
|

Dans ces conditions, la péroxydation des lipides
membranaires libérant des aldéhydes
très agressifs se trouve être atténuée.
Or cela accroît le taux de survie cellulaire
de 70% et ralentit le processus apoptotique, lequel
par contre reste élevé chez les lymphocytes
humains soumis au stress oxydant mais auxquels l’apport
protecteur du resvératrol a fait défaut
(Tableau 1)(8).
Par ailleurs, le RS renforce la capacité phagocytaire
des promonocytes humains(9), favorise la suppression
des cellules endommagées ou encore stimule
la production de cytochines par les lymphocytes T
immunocompétents(5). |