Regardez-le
d'abord, appréciez sa robe, son brillant, ses reflets.
Puis sentez-le, flairez-le, humez son bouquet, ses arômes.
Alors lentement goûtez-le, gardez-le en bouche quelques
instants pour que toutes les papilles de votre langue et
votre palais s'en imprègnent et que vous en détailliez
toutes les saveurs. Enfin laissez glisser cette goulée
dans votre gosier pour en tirer une dernière satisfaction.
Avouez alors qu'une telle boisson n'est à nulle autre
pareille, qu'elle se compare en quelque sorte aux plats
les plus goûteux de notre merveilleuse gastronomie
française qu'elle complète si bien.
Plus encore qu'une boisson le vin est un aliment. Bien sûr
il contribue par l'eau qu'il contient à l’apport
liquidien qui nous est nécessaire quotidiennement.
Son absorption qui doit être modérée
(un verre par repas), ne peut représenter qu'une
partie de cet apport.
La fonction du vin aliment est autre. Par les centaines
de molécules qu'il contient il s'intègre parfaitement
dans le meilleur régime qui soit, l'alimentation
méditerranéenne, base de notre culture nutritionnelle,
faite de légumes et de fruits en abondance, mêlés
au miel, à l'huile d'olive et à la viande
de volaille.
Dans le cadre de cette alimentation, le vin amène
ses tanins avec les multiples polyphénols qu'il contient.
Bienfaisants polyphénols aux innombrables composantes
qui évitent le dangereux excès de radicaux
libres dans la chimie de notre corps. Ils fluidifient notre
sang, évitent la montée du "mauvais cholestérol"
et dilatent nos artères, meilleur moyen de prévenir
les maladies cardiovasculaires.
Enfin la partie d'alcool qu'il contient a aussi un rôle
à jouer. C'est le plus naturel des tranquillisants.
Son pouvoir euphorisant nous libère du stress si
nocif, de l'énervement qui spasme nos artères
et aggrave notre fatigue.
Gardons-nous donc bien d'oublier notre verre de bon vin
à chacun de nos repas quotidiens. Si nous en usons
avec sagesse et modération, le vin nous donnera force
et santé.
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