Pour
obtenir la cause de décès, l’autorisation
a été donnée par la Commission
Nationale de l’Informatique et des Libertés.
Le CCPPRB du Centre de Médecine Préventive
a approuvé le projet. Chaque patient a donné
son consentement éclairé pour participer
à l’étude.
La cause de décès provient de l’INSERM
(Service Commun n° 8), en conformité avec
la Classification Internationale des maladies, 9e
révision.
Analyse des données
Nous avons calculé le risque
relatif de décès comme le ratio entre
la mortalité à différents quartiles
tensionnels, rapportée à la mortalité
chez les abstinents, utilisant des modèles
de Cox. Nous avons ajusté avec les 6 variables
suivantes : âge (2 ans/catégorie), niveau
d’étude (études supérieures
ou non), tabagisme (jamais, arrêt, 1-10, 10-19,
= 20/j), activité physique (sédentarité,
modérée, exercice intense = 1 fois/semaine),
cholestérol (< 5.2, 5.2- < 5.9, 5.9-
< 7.1, = 7.1 mmol/l), et indice de masse corporelle
(IMC) (< 23, 23- < 24.8, 24.8- < 26.4, 26.4-
< 28.4, = 28.4). |
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Résultats
Les caractéristiques de base
des sujets de l’étude sont résumées
dans le (Tableau 2).
Les abstinents ont des taux significativement plus
bas de VGM (Volume Globulaire Moyen) et GGT (Gamma
Glutamyl Transférase) (p < 0.01) que les
buveurs de vin et autres buveurs. Les abstinents ont
aussi des valeurs significativement plus basses (p
< 0.01) de TAS et diastolique, cholestérolémie
et glycémie. Le pourcentage de fumeurs dans
ce groupe était aussi plus bas
(p < 0.01).
Ainsi, en se fondant sur ces caractéristiques,
excepté pour une activité physique plus
basse, le groupe des abstinents aurait pu être
considéré comme étant en meilleure
santé. Un test global d’interaction entre
alcool et TAS étant significatif (p = 0.004),
simultanément avec les effets significatifs
principaux de l’alcool (p = 0.018) et de la
TA systolique (p < 0.0001), ceci nous autorise
à analyser séparément quatre
quartiles de tension artérielle pour montrer
comment l’effet de l’alcool peut varier
avec le niveau tensionnel. |