Pr Henri JOYEUX
 
...au milieu du repas.
sa place en Santé Publique (chap. 1)

Un peu d’histoire
Dans le Talmud, l’Ancien et le Nouveau Testament, le vin a une place de choix. Dans le Coran à la Sourate 47, au verset 15, le prophète Mahomet décrit le Paradis… “… il y aura là des ruisseaux d'une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d'un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d'un vin délicieux à boire, ainsi que des ruisseaux d'un miel purifié. Et il y a là, pour eux, des fruits de toutes sortes…”
Jusqu’à Pasteur qui écrivait “le vin est la meilleure et la plus hygiénique des boissons”.

La science de la nutrition

Le lait, le vin, le miel, les fruits, ne sont-ils pas aujourd'hui trop souvent négligés, trafiqués, contenant des produits bien connus des ingénieurs agronomes que les agriculteurs conventionnels ont largement utilisés sur leurs conseils dans le cadre de l’agriculture intensive, dite conventionnelle.
Ces produits, les Français les ont appelés imprudemment “phytosanitaires” faisant croire qu’ils contribuaient à la santé de la plante et au final à celle du consommateur. Les Anglo- Saxons ont choisi pour les nommer le terme qui dit mieux ce qu’ils représentent : “chemicals products”. Et l’on sait aujourd’hui ce qu’il faut en penser en termes de santé publique ! Pesticides, insecticides, fongicides peuvent être dangereux pour la santé humaine.

Les crises de la vache folle, des poulets aux hormones, des huiles frelatées, les multiples intoxications alimentaires ont permis aux autorités sanitaires de prendre conscience de l’importance des relations entre alimentation et santé. Au moins 40 % des cancers sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires auxquelles s'associent dans 10% des cas la génétique, mais aussi le tabagisme, les consommations hormonales en excès, le stress, les chocs psychologiques…

Les connaissances les plus récentes, sur le contenu élémentaire des aliments, leur composition en anti-oxydants, en vitamines, fibres, oligo-éléments, polyphénols, flavonoïdes, phytohormones… permettent de donner des conseils nutritionnels de plus en plus précis au grand public. Et en plus des médecins généralistes toutes les spécialités médicales sont concernées, du pédiatre au gériatre, mais aussi les gynéco-, rhumato-, gastro-, cardio-, pneumo-, uro-, andro-, endocrino-, cancéro-logues… qui doivent être formés à la nutrition pour mieux conseiller leurs patients, car un “bon menu vaut mieux qu’une ordonnance”.

 

 

Nouveaux comportementspour une gastronomie familiale préventive

Les conseils pour le grand public sont simples : "manger mieux et meilleur" dans le cadre d'une vraie gastronomie familiale.
Les recherches des 20 dernières années permettent de répondre aux deux questions essentielles du grand public : "Comment doisje m'alimenter ?" et "Dois-je manger Bio ?" pour prévenir les maladies de civilisation les plus courantes.

La place des compléments alimentaires devient aujourd’hui scientifiquement justifiée chez les malades en cours de cicatrisation et régénération après les traitements lourds et immunodépresseurs.
Les tendances écologiques nettement plus scientifiques orientent les consommateurs vers les aliments “santé” qui devraient prendre à juste titre une place plus grande dans l'alimentation des enfants d’abord.

Il est temps de dire clairement ce qui est possible et ce qui est utile à un moment où nous voyons s'accroître de façon nette le nombre de malades atteints de cancer et où nous savons qu'une meilleure hygiène de vie, en particulier alimentaire, permettrait d'éviter pas loin d’un cancer sur deux.
Pour l'organisme le vin est-il un aliment ? Que devient-il dans le corps ? Peut-on l'utiliser dans son alimentation et dans quelles quantité et proportion par rapport aux autres aliments ? Peut-il être utile à la santé et si oui, joue-t-il un rôle dans la prévention des cancers ?

Enfin peut-il jouer un rôle pour la prévention des récidives des cancers ?

 

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"