| Il peut
être dangereux chez la femme enceinte (plus
de 0,50 g/litre de sang) responsable du syndrome fœto-alcoolique
avec dysmorphie crâniofaciale, retard staturopondéral
prénatal, anomalies cardiaques…
Le seuil toléré, chez la femme enceinte,
se situe à un verre de vin à 10 ou 12°
lors des 2 principaux repas. (Tableau I)
Après l'ingestion du vin, on
distingue quatre phases :
l'absorption, l’oxydation, la fixation et l'élimination.
L'absorption
L'estomac qui reçoit le vin l'absorbe
de façon différente s'il est vide ou
s'il contient des aliments. Le vin pris à jeun
ne passe pas par la phase de digestion. Il est rapidement
absorbé dans l’estomac. La teneur en
alcool libre dans l'organisme atteint son maximum
30 minutes à une heure après ingestion
de vin. Elle représente alors 75 % de la quantité
totale de vin. Si le vin est pris au milieu du repas,
il suit la phase de digestion avec les aliments et
facilite la digestion en stimulant la sécrétion
hormonale de l'estomac (gastrine). Le vin est absorbé
lentement en une à trois heures. La concentration
d'alcool dans le sang diminue très rapidement
dans les 4 heures suivantes et disparaît après
7 heures. Trois quarts d'heure après l'ingestion
de vin, il y a équilibre entre la quantité
d'alcool ingérée et la quantité
brûlée. L'action digestive du vin est
en grande partie due à son acidité (pH
= 2 à 2,5).
L'oxydation
95 % du vin absorbé sont oxydés.
Cette oxydation se fait surtout pendant les premières
heures après la prise. Elle s'effectue essentiellement
dans le foie, très accessoirement au niveau
du rein et du tube digestif. Si une trop grande quantité
de vin (ou d'alcool) est prise, on observe entre autres
conséquences métaboliques une augmentation
de la formation des graisses de réserve (sous
forme de triglycérides) qui à la longue
peuvent se stocker dans le tissu graisseux sous cutané
et ainsi dans le foie d'où le risque de constituer
une stéatose alcoolique évoluant ensuite
vers la fibrose puis la cirrhose du foie. |
La
fixation
Suivant la dose ingérée et
l'addition de certaines autres substances (en particulier
le glucose), le foie peut fixer une plus ou moins
grande quantité d'alcool. Le foie épure
alors progressivement le sang.
L'élimination
Elle est peu importante (2 à 5 %).
Elle se fait par la salive, les poumons, les urines
et la sueur. L'alcoolurie (c'est-à-dire le
dosage de l'alcool dans les urines) est utilisée
dans de nombreux pays pour la répression de
l'ivresse. Les valeurs d'alcoolémie et d'alcoolurie
sont parfaitement corrélées. (Tableau
II)
La prise de vin en excès est responsable
chez les gros mangeurs de prise de poids et d'augmentation
des réserves graisseuses.
Vin et nutrition
Apport calorique
L'apport calorique maximal en alcool ne doit pas
dépasser 20% du besoin d'énergie de
l'organisme. L'organisme a besoin pour son fonctionnement
de 1200 à 2400 calories par 24 heures soit
50 à 100 calories à l'heure en fonction
de la taille, du poids et de l'activité.

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