| Les vins
de bonne qualité exercent sur l'organisme humain
toute une série d'actions d'ordre physiologique.
Le vin à l'image de tout être vivant
et du fait qu'il est exclusivement réservé
à l'homme, possède et acquiert au fil
des ans, les qualités et les défauts
propres à chaque étape de son évolution
: jeune il est dur et astringent ; prenant de l'âge,
il se pare d'une certaine verdeur et reconnaît
une personnalité bien marquée ; il se
développe un bouquet apprécié
des connaisseurs et dont les effets sur l'organisme
sont indéniables.
Selon la nature et la composition des crus, le vin
est à la fois un aliment, un tonique physique
et psychique, un eupeptique, un diurétique,
un reminéralisant, un bactéricide et
un anti-allergique.
Le vin en thérapeutique
Le vin est un tonique
En restant dans les limites d'une absorption de vin
raisonnable (un verre au milieu de chaque repas) l'augmentation
du tonus musculaire est fonction de l'action directe
du vin sur le système nerveux périphérique.
C'est également au sein de la zone psychique
que le vin développe ses propriétés
euphorisantes.
Cette action participe à la mise en œuvre
d'une série de réflexes sensoriels dès
avant la dégustation : la simple sensation
visuelle du vin présenté dans sa bouteille,
ou dans un verre adéquat, a permis de faire
dire à Montaigne… “que nos yeux
y tâtent avant d'y goûter”.
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Les couleurs
des différents vins flattent l'œil et
disposent favorablement l'esprit : rouge, feu, sang,
grenat, rosé violet, jaune pâle, jaune
vert, jaune ambré… une fois versé
dans le verre, l'odorat est sollicité par les
odeurs complexes qui s'en dégagent à
la suite de l'évaporation des éthers
volatils, odeurs de fruits, de fleurs, de musc, selon
l'origine. Ensuite l'excitation physiologique des
cellules gustatives de la langue, du palais et de
l’intérieur des joues, permet de reconnaître
les différentes saveurs du cru… Une fois
entré en contact avec la cavité buccale
et réchauffé par elle, le vin dégage
le fumet de ses produits aromatiques. Les réponses
gustatives, réflexes, se transmettent aux centres
cérébraux… Il en résulte
un état d'euphorie intelligente, c'est un état
d'équilibre du tonus psychique qui affine le
jugement et rend l'âme joyeuse.
Ainsi chez les sujets en proie aux névroses
d'angoisse, l'absorption de petites quantités
de vin bien choisi apaise les inquiétudes.
Cela permet d'éviter les tranquillisants qui
peuvent être dangereux à la longue. De
plus le vin ne peut être consommé en
même temps que les tranquillisants. Les effets
cumulés sont délétères.
Mieux vaut donc un verre de vin au milieu de chaque
repas.
Au XVIIIe siècle sur la recommandation du Professeur
BARTHEZ de la faculté de médecine de
Montpellier, les neurasthéniques et les déprimés
bénéficièrent des propriétés
de la Blanquette…
Quant au Muscat de Frontignan, on le considéra
comme dynamogène, recommandé dans le
cours des convalescences de maladies infectieuses. |