Pr Henri JOYEUX
 
...au milieu du repas.
sa place en Santé Publique (chap. 6)
Tableau X - Contenu du vin (100 ml) en vitamines par rapport aux besoins humains quotidiens

Les vins de bonne qualité exercent sur l'organisme humain toute une série d'actions d'ordre physiologique. Le vin à l'image de tout être vivant et du fait qu'il est exclusivement réservé à l'homme, possède et acquiert au fil des ans, les qualités et les défauts propres à chaque étape de son évolution : jeune il est dur et astringent ; prenant de l'âge, il se pare d'une certaine verdeur et reconnaît une personnalité bien marquée ; il se développe un bouquet apprécié des connaisseurs et dont les effets sur l'organisme sont indéniables.

Selon la nature et la composition des crus, le vin est à la fois un aliment, un tonique physique et psychique, un eupeptique, un diurétique, un reminéralisant, un bactéricide et un anti-allergique.

Le vin en thérapeutique

Le vin est un tonique

En restant dans les limites d'une absorption de vin raisonnable (un verre au milieu de chaque repas) l'augmentation du tonus musculaire est fonction de l'action directe du vin sur le système nerveux périphérique. C'est également au sein de la zone psychique que le vin développe ses propriétés euphorisantes.
Cette action participe à la mise en œuvre d'une série de réflexes sensoriels dès avant la dégustation : la simple sensation visuelle du vin présenté dans sa bouteille, ou dans un verre adéquat, a permis de faire dire à Montaigne… “que nos yeux y tâtent avant d'y goûter”.

 

Les couleurs des différents vins flattent l'œil et disposent favorablement l'esprit : rouge, feu, sang, grenat, rosé violet, jaune pâle, jaune vert, jaune ambré… une fois versé dans le verre, l'odorat est sollicité par les odeurs complexes qui s'en dégagent à la suite de l'évaporation des éthers volatils, odeurs de fruits, de fleurs, de musc, selon l'origine. Ensuite l'excitation physiologique des cellules gustatives de la langue, du palais et de l’intérieur des joues, permet de reconnaître les différentes saveurs du cru… Une fois entré en contact avec la cavité buccale et réchauffé par elle, le vin dégage le fumet de ses produits aromatiques. Les réponses gustatives, réflexes, se transmettent aux centres cérébraux… Il en résulte un état d'euphorie intelligente, c'est un état d'équilibre du tonus psychique qui affine le jugement et rend l'âme joyeuse.

Ainsi chez les sujets en proie aux névroses d'angoisse, l'absorption de petites quantités de vin bien choisi apaise les inquiétudes. Cela permet d'éviter les tranquillisants qui peuvent être dangereux à la longue. De plus le vin ne peut être consommé en même temps que les tranquillisants. Les effets cumulés sont délétères.

Mieux vaut donc un verre de vin au milieu de chaque repas.
Au XVIIIe siècle sur la recommandation du Professeur BARTHEZ de la faculté de médecine de Montpellier, les neurasthéniques et les déprimés bénéficièrent des propriétés de la Blanquette…

Quant au Muscat de Frontignan, on le considéra comme dynamogène, recommandé dans le cours des convalescences de maladies infectieuses.

   

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"