Le vin
est un eupeptique :
il facilite la digestion et peut éviter la
constipation. Arrivés dans l'estomac, 60 à
100 grammes de vin augmentent la production de liquide
gastrique normal de 120 ml, contenant 1 gramme d'acide
chlorhydrique libre. Le vin facilite l'assimilation
des protéines. Le tanin (contenu dans les vins
rouges) agit sur les fibres lisses de la musculature
intestinale et en augmente les contractions. Ainsi
ce vin régule le fonctionnement du colon et
peut agir dans certains cas comme remède dans
les colites spasmodiques*. Les alcooliques sont rarement
constipés. Les vins blancs moelleux aident
à la sécrétion biliaire et pancréatique
du fait de leur teneur en sorbitol… 20 cm3 de
vin blanc sucré permettent la sécrétion
de près de 200 cm3 de bile.
Le vin est un diurétique
Hippocrate reconnaissait en particulier au vin blanc
des propriétés diurétiques ;
il en recommandait l'usage à ses malades atteints
d'hydropisie**. Certains vins blancs acides riches
en tartrates et sulfates de potassium augmentent le
volume des urines.
Le vin est un bactéricide
Ambroise Paré utilisait le vin pour nettoyer
des plaies de guerre et les ulcères infectés.
En 1822 Magendie, lors d'une épidémie
de choléra, prescrivait à ses malades
du vin chaud… En 1892 le Docteur Pieck de Vienne
démontra que l'on pouvait boire de l'eau polluée
par le vibrion cholérique si on prenait la
précaution de le mélanger à un
tiers de vin… Gigon et Richet ont démontré
que le Sauternes détruit en quelques minutes
une culture de colibacille (tableau XI). En général,
les vins jeunes ont peu d'influence sur les microbes,
les vins plus anciens (7 à 15 ans) développent
une action bactéricide plus marquée
(tableau XII). Le vin est un anti-allergique Les procyanidines
du vin (facteurs vitaminiques P) jouent un rôle
de contrôle sur la perméabilité
des artères. Le vin s'oppose à tout
excès de formation d'histamine, un des éléments
responsables des phénomènes allergiques.
Les vins des Côtes du Ventoux, des Corbières
et du Minervois riches en manganèse et en facteur
vitaminique P agissent en réduisant ces manifestations
allergiques.
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Le vin
en gériatrie
Selon une étude effectuée en Gironde
et en Dordogne sur 4000 personnes, par notre collègue
le Pr Orgogozo, une consommation modérée
de vin jusqu’à 3 à 4 verres par
jour s’associe à un recul prononcé
de démence sénile (60% de moins que
chez les nonbuveurs) et de maladie d’Alzheimer
(75% de moins). Ajoutons les résultats d’une
étude néerlandaise parue dans “Annals
of International Medicine” conduite par le Pr
Morten Gronbeaek sur 25 000 personnes. Il démontre
que ceux qui consomment des doses modérées
de vin (un verre au milieu de chaque repas) ont une
mortalité (à âge et à risque
égaux) réduite de 33 % par rapport à
ceux qui ne consomment pas de vin.

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