Edmond MERONI
Chef du Projet Nutrition
Méditerranéenne en Provence
Secrétaire Général de l’IMVANP
 

Une réponse aux attentes des consommateurs
Le consommateur attache de plus en plus d’importance à la valeur gustative, nutritionnelle et à la dimension culturelle de l’aliment.
Nutrition Méditerranéenne en Provence est un élément de réponse à ses exigences de qualité, d’authenticité, de traçabilité, de sécurité alimentaire et de saveur de produits du terroir.

Une marque de reconnaissance
Nutrition Méditerranéenne en Provence est une marque déposée en 1998 à l’Institut Nationale de la Propriété Industrielle par la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône.
La Chambre d’agriculture des BdR a envisagé au cours de l’année 2001 un montage
juridique :
• Dans un premier temps, concession de “NMP” à des regroupements de producteurs
• Dans un deuxième temps, création en décembre 2002 d’une union des regroupements de producteurs “NMP” afin :
• D’assurer une coordination des règles de disciplines collective
• De définir une politique commerciale

Des garanties
La marque est réservée aux produits cultivés dans le respect des cahiers des charges consacrant des techniques respectueuses de l’environnement intégrant la dimension gustative et nutritionnelle de l’alimentation. Les contrôles sont réalisés par un organisme indépendant qui veille au strict respect des cahiers des charges par les producteurs.

Un concept innovant
C’est dans les missions d’une Chambre d’Agriculture de mettre en place des actions de développement de conseil et d’accompagnement des producteurs. Nutrition Méditerranéenne en Provence peut se résumer en : traçabilité, qualité organoleptique et nutritionnelle dans le respect de l’environnement.
C’est une concrétisation des travaux impulsés par la Chambre d’Agriculture des Bouches du Rhône.

Le secret de l’alimentation
méditerranéenne

Un constat épidémiologique
Les populations méditerranéennes sont beaucoup moins sujettes aux maladies cardio-vasculaires, aux cancers, à l’obésité, au diabète, à l’ostéoporose que les populations du Nord de l’Europe. Tel est le constat des enquêtes épidémiologiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Les nutritionnistes ont prouvés scientifiquement que les effets bénéfiques provenaient de l’alimentation et non du climat ou de la génétique.

L’intérêt du modèle méditerranéen
Le modèle alimentaire méditerranéen est caractérisé par une consommation de produits céréaliers, de légumineuses, d’huile d’olive, de vin, de plantes aromatiques, de légumes et de fruits frais peu caloriques mais très denses en micronutriments. Une faible consommation de viande rouge sauf de viande ovine, du poisson, très peu de lait et de beurre mais du fromage et des yaourts.
La composition énergétique des aliments (glucides, lipides, protides) est insuffisante pour apprécier la valeur santé d’un aliment. Il est nécessaire de prendre en compte la composante non énergétique que sont les fibres, les micronutriments, et les microconstituants de type antioxydants (polyphénols…) qui jouent un rôle indispensable dans le fonctionnement cellulaire et la protection de l’organisme. La notion de micronutriments englobe les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments.

 

Le terme de microconstituants regroupe les constituants sans valeur énergétique de type antioxydants : composés phénoliques, caroténoïdes, phytostérols.
Un conseil nutritionnel : mangez de la couleur. Les caroténoïdes, flavonoïdes présents dans les fruits et les légumes ne donnent pas seulement de la couleur mais sont des trésors de bienfaits aussi bien sur le plan organoleptique que nutritionnel.

Radicaux libres et antioxydants
L’oxygène, élément indispensable à la vie, produit en permanence au niveau des mitochondries des espèces oxygénées actives très toxiques pour les cellules.
Les radicaux libres sont dotés de propriétés oxydantes et sont à l’origine de diverses altérations moléculaires responsables de nombreuses pathologies.
L’alimentation permet d’apporter des antioxydants qui possèdent une fonction préventive, curative et réparatrice au niveau des dégats occasionnés par les radicaux libres.
Ainsi, l’importance des agressions dues aux radicaux libres ou au métabolisme oxydatif a permis de comprendre le rôle protecteur des micronutriments et des microconstituants.

Le stress oxydant :
C’est un équilibre entre la production de radicaux libres et les systèmes de protection. Les radicaux libres en excès deviennent agressifs pour les membranes cellulaires.

Les polyphénols :
Ce sont les antioxydants les plus abondants des aliments. Ils sont répandus dans tout le règne végétal. Ils caractérisent les tanins du vin, ou du thé, et participent aux caractéristiques organoleptiques.

Institut Méditerranéen du vin, de l’alimentation et de la nutrition préventive (I.M.V.A.N.P)

Présentation
L’Institut Méditerranéen du Vin, de l’Alimentation et de la Nutrition Préventive, créé le 16 décembre 1996 à Aix en Provence, est le résultat d’une volonté commune de la Chambre d’agriculture des Bouches du Rhône, des Villes d’Arles et d’Aix en Provence. Son objectif est double :
• Fournir un cadre juridique aux activités du Conseil Scientifique “Vin et Santé : Biologie et pathologie tumorale” mis en place par la Chambre d’Agriculture depuis 1994 dans le cadre de ses actions “Vin et Santé”.
• Assurer une plus grande communication des travaux de recherche concernant le vin et l’alimentation méditerranéenne.
L’institut créé sous forme
d’association, sous la présidence du Professeur Philippe VAGUE (Hôpital de la Timone à MARSEILLE), est composé de personnes dont l’activité touche le domaine de la Recherche, de la Nutrition, de l’Agriculture et de l’Economie.

Les réalisations
Communication auprès des professionnels
de la santé

C’est pour aider le corps médical et les professionnels de la santé à se forger une opinion nuancée, fondée sur des éléments objectifs que l’Institut Méditerranéen du Vin, de l’Alimentation et de la Nutrition Préventive a décidé de publier une mettre d’information périodique avec l’appui du Dr Danielle COSTE.

Travaux de recherche
Les travaux du Conseil Scientifique « Vin et Santé : Biologie et pathologie tumorale », coordonnés par le Professeur Jean-François ROSSI, de Montpellier, portent sur l’intérêt des polyphénols dans le cadre de la prolifération et la différenciation des cellules tumorales. Les résultats obtenus et publiés dans des revues scientifiques ont montré que les polyphénols étudiés : catéchine, épicatéchine, pool polyphénolique, resveratrol ont une action anti-proliférative ou pro-apoptotique sur des lignées cellulaires issues de cancers hématologiques et des cancers du sein, de la prostate et du colon.

L’IMVANP a bénéficié des travaux de recherche d’un thésard, grâce à un cofinancement régional. En liaison avec Madame Doris LEXA, Directrice de Recherches au CNRS de Marseille, une étude a été entreprise sur le pouvoir antioxydant et piégeur de radicaux libres de polyphénols du vin. Une autre thèse en liaison avec Mr Denis LAIRON, Directeur de Recherches à l’INSERM, et Mme AMIOT CARLIN, porte sur la régulation de l’équilibre oxydants-antioxydants par l’apport alimentaire.

 

 

 

 

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

Guide des vins "Vins et Santé"