Mais,
là encore notre principe de mesure s’applique
parfaitement. La description faite pour la Bourgogne
ne convient pas à d’autres situations.
Les cépages de Bourgogne sont assez neutres
et doivent être conduits à exprimer leur
terroir, leur millésime, comme nous venons
de le montrer. Mais si l’on s’adresse
à un cépage comme le Cabernet-Sauvignon
et ces expériences ont été faites
dans le Bordelais, avec le millerandage ont sort vite
du niveau de qualité souhaité : on constate
le développement d’arômes herbacés
qui détruisent l’harmonie du vin. Une
fois de plus en viticulture : le plus n’est
pas le mieux.
Conclusion
Les stress sont divers et agissent par des voies diverses.
Quand on dit que le stress de la vigne est un facteur
de qualité c’est une réalité
qu’il ne faut pas généraliser
de façon hâtive. Il s’agit de processus
biologiques qui doivent être mesurés
et adaptés au produit recherché. Les
terroirs ont su les mettre en oeuvre comme Monsieur
Jourdain fait de la prose. Notre rôle est de
les respecter et si possible de les comprendre afin
de compléter le discours sur le produit.
L’absence de stress conduit à un produit
alimentaire standard dont le contenu, qui peut être
abondant, est réduit en termes de complexité.
Chaque fois qu’un stress intervient, la vigne
réagit, synthétise de nouvelles substances
de réponse et son contenu va raconter sa vie,
dire comment il a su résister aux agressions,
comment il s’est construit, comment il s’est
musclé comment ses cicatrices font sa gloire.
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