En
France, pour le vin, tout ce qui n’est pas autorisé
et interdit, et tout ce qui est autorisé est
réglementé?; alors que dans tous les
autres produits de l’alimentation, boissons
comprises?; tout ce qui n’est pas toxique est
autorisé et tout ce qui est autorisé
n’est pas ou peu réglementé.
C’est
un des raisons de la crise actuelle
du vin Français
En effet, il suffit de lire les étiquettes
de tous les produits alimentaires mis sur le marché
pour s’apercevoir du problème?: c’est
une vraie chimie?! oui mais une chimie non toxique
donc autorisée.
Alors pourquoi
se priver?
Je ne ferais l’inventaire à la “Prévert”
des substances utilisées qui vont de tous les
arômes possibles et imaginables aux substances
chimiques rendues non toxiques par leur dilution comme
l’acide phosphorique, le benzoate de sodium
ou le nitrite de sodium. Les substances chimiques
aux molécules non toxiques, comme les additifs
de sapidité, par exemple, rigoureusement interdits
pour les vins et utilisés dans bon nombre de
produits alimentaires.
Les vins provenant de pays étrangers, surtout
extra-européens, ne connaissent pas notre réglementation
très restrictive sur les vins?? Ils sont considérés
par la législation de ces pays comme des produits
alimentaires, au même titre que les sodas.
Notre réglementation issue de la grande crise
de 1907, a fait définitivement obstacle à
toute fabrication et vinification de vin plus ou moins
artificiel.
Bon nombre de pays ne suivent que les réglementations
de l’OMS et de l’OMC qui autorisent tout,
sauf à démontrer que la substance autorisée
a une quelconque toxicité.
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La
porte est large
Si l’Europe ou la France mettait un obstacle
à l’importation d’un vin étranger
sous prétexte que celui-ci contient des arômes
ajoutés par exemple (sauf que les arômes
ajoutés sont toxiques), l’OMC pourrait
être saisie en considérant que cette
interdiction est contraire à ses directives
et décréter que l’interdiction
des vins artificiellement aromatisés est une
façon détournée de faire du protectionnisme.
Nous sommes donc condamnés à vivre entre
deux feux :
• soit à continuer à appliquer
la législation française sur les vins
et voir notre marché dévorés
par des vins étrangers, ou presque tout est
autorisé et très peu réglementé,
• soit renier notre doctrine sur les vins les
plus naturels possibles, et donc de ce fait très
réglemente, en retombant dans les affres de
la crise de 1907.
Une des solutions possible serait d’obliger
les vins étrangers à avoir une indication
écrite sur les substances chimiques ajoutées,
autorisées chez eux et interdites chez nous.
Le consommateur fera son choix, car, comme en politique,
en matière de vins, et de produits alimentaires,
le peuple est souverain
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