Conséquences
sur le comportement et les pics d’alcoolémie
Même si les extrapolations chez l’humain
sont encore un peu prématurées tant
que ces expérimentations, présentant
néanmoins quelques considérations éthiques,
n’auront pas été clairement démontrées,
nous pouvons cependant raisonnablement proposer qu’il
semble bénéfique de limiter les concentrations
plasmatiques en EEAG. Pour cela, il semble absolument
nécessaire de réduire les pics d’alcoolémie.
En effet, il semble exister un seuil d’alcoolémie
qui engendre une saturation des voies métaboliques
oxydatives et la mise en route de la voie non oxydative
conduisant à l’apparition des EEAG.
Cela peut être effectué en consommant
les boissons alcoolisées en quantité
modérée et pendant les repas. Il est
en effet largement connu que le fait de s’alimenter,
préalablement ou pendant la prise de boissons
alcoolisées, réduit l’apparition
et l’amplitude du pic d’alcoolémie
par un mécanisme interférant vraisemblablement
avec l’absorption digestive de l’alcool
qui obéit largement aux lois de la diffusion
passive au travers des muqueuses buccales, gastriques
et intestinales. Le fait de s’alimenter réduit
donc fortement l’apparition des EEAG puisque
l’alcool sera alors absorbé plus lentement
et métabolisé préférentiellement
par la voie oxydative. En revanche, lorsque le pic
d’alcoolémie est élevé
ou a fortiori lorsque l’organisme est fortement
imprégné suite à une consommation
importante, les organes susceptibles de synthétiser
des EEAG sont alors sollicités. Cela représente
une situation qui peut être retrouvée
lors d’une absorption importante qui est plus
représentative d’un mode de boisson de
type anglo-saxon consommant plus d’alcools forts
que de vin. Ce modèle est également
à rapprocher des comportements festifs mis
en évidence ces dernières années
chez les jeunes consommateurs. En effet, dans ces
derniers comportements, les boissons alcoolisées
sont essentiellement consommées pendant la
fin de semaine plutôt que lors d’une consommation
plus réduite, plus régulière
étalée sur plusieurs jours. Les bienfaits
de la consommation modérée, régulière
et maîtrisée, préférentiellement
de vin rouge, ont encore dernièrement fait
l’objet d’études épidémiologiques
[7].
En conclusion, boire modérément et régulièrement
du vin rouge peut apporter un certain bénéfice
pour la santé alors que les excès du
samedi soir sont à bannir au moins en considérant
la mise en circulation de composés très
toxiques comme les EEAG, en particulier vis-à-vis
d’organes relativement fragiles tels le pancréas. |
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Références
bibliographiques
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